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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
08/05/2010
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
6 pages
Niveau
grand public
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L'idéologie dominante est-elle masculine ?

  1. La domination masculine
  2. Les mécanismes épistémologiques de l'idéologie dominante : l'idéologie masculine

À bien des égards, il persiste aujourd’hui des représentations masculines dévalorisant considérablement la femme, en dépit d'une conquête de l'espace public par le féminisme. La logique de réconciliation apparente entre le féminin et le masculin n'est pas universelle et achevée. L'arbitraire d'un système masculin domine encore, bien qu'il soit inapparent.

Ainsi, en est-il de toute idéologie dominante. Celle-ci désigne la représentation faussée du monde que la classe dominante impose dans son propre intérêt à la classe dominée, en croyant éventuellement qu'elle correspond à la réalité. L'idéologie devient ainsi une sorte de mensonge collectif plus ou moins involontaire, provenant d'une ignorance de la détermination des superstructures intellectuelles et spirituelles par l'infrastructure économique. Elle couvre tous les domaines de la pensée qui ne font rien de plus que de la diffuser au maximum en s'aidant éventuellement de certaines institutions ou appareils idéologiques d'État.

C'est pourquoi il faut concevoir le problème sous le prisme de la question de la production, qui tout en construisant l'idéologie, assure une assise de la domination masculine. Ainsi, en quoi l'idéologie dominante est-elle masculine ? Les représentations de la réalité participent-elles à la promotion d’une logique de supériorité de l’homme sur la femme ? Cette dialectique des genres n’est-elle pas réversible ?

Il s’agit donc de savoir si les rapports sociaux se soumettent à la force inexorable de la domination masculine, diffusée à partir d’un système de production et de reproduction scientifique d’un ordre social.

[...] Néanmoins, ces deux féminismes sont l'expression d'un retour réflexif sur la production de la sujétion féminine. Le travail transcendantal décryptant les conditions de diffusion de l'idéologie dominante, permet de passer à une étape critique et constructiviste qui concourt à déconstruire systématiquement la socialisation du genre. La préoccupation féministe concerne surtout le travail analytique de distinction entre sexe et genre, si bien qu'il permet d'expliquer la dénaturalisation de la subordination sociale, politique et matérielle de la femme. La quête de liberté et de droit se poursuit en France par l'exigence juridique de la parité en 2000 dans la représentation politique. [...]


[...] Dès lors, ce qu'était mouvement féminin pour une reconnaissance de l'identité civile et politique, devient une pensée du féminisme comme paradigme scientifique et sociologique visant à révéler les formes de la domination masculine. Le projet existentialiste de Beauvoir prétend à une construction de la féminité par elle-même. Ainsi, il prône une entrée de la femme dans l'histoire, dépourvue des structures idéologiques de l'homme. Le féminisme se définit alors comme la dialectique du genre : à une histoire toute masculine, les féministes vont procéder à un démantèlement des représentations masculines, notamment patriarcales, qui perpétuent une hégémonie injuste de l'homme sur la femme. [...]


[...] Le mouvement ne prend pas conscience de son affiliation dans une épistémologie somme toute masculine L'idéologie dominante est masculine. Voilà un postulat recevant l'unanimité de la part de ceux ayant analysé l'idéologie dominante. L'accès de la femme à un statut civique, sa portée politique ne lui permettent pas d'entrée dans l'histoire. Il semble même que la liberté de la femme s'identifie à une "utopie', une illusion qu'il faut entretenir pour continuer à amoindrir les disparités sociales et économiques entre homme et femme. [...]


[...] La constitution de catégories politico-historiques comme le sexe et la race s’est accompagnée de la mise en place de schèmes cognitifs et scientifiques qui promeuvent un ordre politique spécifique et un rapport social violent ; en l’occurrence ces représentations servent l’idéologie des dominants coloniaux. La valorisation du masculin ne sert qu’à exclure socialement la femme. L’idéologie tend donc à imposer une image virile de la domination : la médecine coloniale réaffirme ce principe de supériorité à travers la naturalisation des rapports sociaux. Ainsi, la science élabore une rationalité de la soumission des esclaves, et a fortiori des femmes. [...]


[...] L'idéologie dominante est-elle masculine? Corpus L.Béréni, Introduction aux gender studies, Paris, de Boeck chapitre 1 et 5 Pierre Bourdieu, La domination masculine, Paris, Seuil Elsa Dorlin, La matrice de la race, Paris, La découverte introduction, "la fabrique de la race", l'épilogue Michèle Riot-Sarcey, Histoire du féminisme, Paris, La découverte Dans l'Assemblée des Femmes d'Aristophane, les femmes prennent le pouvoir et investissent la Cité. L'illusion dramatique consiste à montrer que l'exercice politique par les femmes ne peut être qu'une parodie de la réalité. [...]

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Bourdieu, Pierre, La domination masculine, 1998, Le Seuil

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