Pathologies psychiatriques et violence en détention. Conséquences sur la santé psychologique du personnel de surveillance
- Première partie
- Connaissance des personnes placées sous main de justice
- Profil sociologique des personnes détenues
- Deuxième partie
- Typologie générale de la santé des personnes à leur entrée en prison
- Typologie psychiatrique des personnes incarcérées
- Troisième partie
- L'organisation sanitaire dans l'administration pénitentiaire
- Quatrième partie
- Les pathologies psychiatriques en détention
- Cinquième partie
- Pathologies psychiatriques et violence
- Sixième partie
- La notion de dangerosité
- Septième partie
- La violence au quotidien de la détention
- L'origine de la violence
- Les moyens dont disposent les surveillants afin d'endiguer et de désamorcer la violence en détention
- Huitième partie
- L'impact des actes violents sur le personnel de surveillance
- Neuvième partie
- Faire face à un évènement traumatisant
La prise en charge sanitaire des personnes détenues a toujours été un véritable enjeu de santé publique. La pratique de la médecine en milieu pénitentiaire a été améliorée après la loi N° 94-43 du 18 janvier 1994 (Annexe1) relative à la santé publique et à la protection sociale, et de ses textes d’application, passant ainsi du ministère de la Justice au ministère de la santé. Elle a également bénéficié d’une Recommandation n° R (98) 7 (Annexe 2) du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe relative aux aspects éthiques ou organisationnels des soins en milieu pénitentiaire soulignant que les personnes incarcérées doivent bénéficier des mêmes mesures de prévention et prestations de santé que les personnes libres.
La prison est par définition un espace clos, fermé sur lui-même. A ce titre les citoyens sont peu nombreux à connaître ce qui s’y passe mais ils ont besoin de savoir qu’elle existe pour être rassurés sur l’enfermement des délinquants. Si la manière dont la détention est organisée et se déroule est souvent ignorée, il faut des évènements dramatiques telles que les mutineries, les tentatives d’évasion spectaculaires, phénomènes de haute tension pour que le public porte son attention sur l’univers carcéral. Cette violence doit être considérée comme un déterminant de la souffrance au travail des personnels pénitentiaires.
Les entrants en prison sont parfois porteurs de pathologies psychiatriques. Il est nécessaire de dresser un portrait, qui ne saurait être exhaustif, de la personne détenue en France. Quel est l’état sanitaire de ces entrants en prison ? Les moyens de prise en charge sanitaire depuis la loi N° 94-43 du 18 janvier 1994 seront développés.
[...] Cette dimension est parfois difficile à évaluer car l'état actuel des connaissances peut être tel que les mécanismes biologiques en cause dans un phénomène ne sont pas toujours connus, ce qui fait que l'absence d'une hypothèse biologiquement plausible n'a pas pour effet d'invalider les conclusions sur la nature causale d'une relation. Inversement, la présence d'une hypothèse biologiquement plausible donne un certain poids aux conclusions sur la nature causale d'une relation fondée sur des preuves empiriques convaincantes. Par conséquent, lorsqu'on s'intéresse à la causalité, il est utile de savoir si l'hypothèse formulée au sujet du lien entre la maladie mentale et la violence repose sur l'existence présumée de mécanismes biologiques. [...]
[...] Allongement des peines maximales que peut prononcer un tribunal correctionnel passé de 5 à 10 ans. Abolition de la peine de mort d’où augmentation des longues peines. Mise en place des périodes de sûreté jusqu’à 30 ans (loi du 22 novembre 1978 et 94-89 du 1er février 1994 (Annexe qui crée la peine incompressible). Répartition selon la nature de l’infraction principale Il y a une diminution des incarcérations sur des délits comme le vol simple ou les infractions à la législation des étrangers. [...]
[...] On notera des rapports réguliers avec la justice, des relations sadiques avec l'entourage . Précisons que les toxicomanes sont des psychopathes. La psychopathie pourra évoluer vers d'autres pathologies. Ainsi le sujet développera par exemple un délire paranoïaque adulte (psychose), ou entrera dans l'éthylisme (pathologie comportementale), ou encore s'orientera vers un caractère névrotique. Il y a souvent un grand décalage entre les valeurs sociales et les valeurs familiales, et l'identification de l'adolescent en est sûrement plus difficile, voire perturbée. Les repères, qu'ils soient parentaux ou sociaux deviennent flous, les contradictions apparaissent. [...]
[...] Il existe chez le maniaque une excitation psychomotrice avec grande dimension de jeu. Son fonctionnement est entièrement ludique, pouvant amener des incidences médico-légales (attentat à la pudeur par exemple). Ainsi le maniaque pourra t'il avoir des libérations instinctuelles s'exprimant à travers le jeu. Notons enfin le syndrome somatique avec insomnie, hyperthermie (risque de déshydratation) et accélération de tous les métabolismes. La manie est une maladie périodique qui s'inscrit dans la PMD. P.M.D : la phase dépressive Aspect chrono biologique Un des symptômes de la dépression est l'insomnie (réveil précoce) et un des soins la privation de sommeil. [...]
[...] Aider les sujets à mettre un point final à leur aventure. Le débriefing psychologique Dans de nombreux travaux scientifiques datant pour les plus anciens des années 1970, des psychiatres militaires se sont attachés à développer la notion de traumatisme psychique en identifiant notamment de nombreux éléments le différenciant du stress. Réaction biologique, physiologique et psychologique d'alarme et de défense que présente un individu face à une menace, le stress reprend l'ensemble des théories du Syndrome Général d'Adaptation développé par Selye et Moore. [...]
De la prise en charge du toxicomane en détention et du suivi à sa libération
«La prise en charge durant la détention. Les services publics. Le traitement de la toxicomanie en détention. La prise en charge à l'issue de la détention. La sortie de détention avec obligation de soins. La sortie de détention sans obligation de soins.»
«L'incarcération demeure à ce jour, la réponse la plus radicale de la société aux comportements infractionnels qui génèrent des troubles à l'ordre social. Les peines y sont purgées, et imposent l'autorité du groupe dans l'application de ses lois. Si l'enfermement fait partie des solutions retenues,...»
La crise de violence : quelle réponse éducative ?
«La crise de violence chez l'adolescent. Définition de la violence. Les origines de la violence. La spécificité de l'établissement. Analyse de situations vécues. Onur, qui est ce jeune?. La situation. Approches théoriques. Tentatives de réponses éducatives. Ce qui oriente mon action éducative. Mise...»
«« De quelle manière l'éducateur peut-il appréhender la crise de violence de l'adolescent en foyer, pour lui apporter une réponse éducative ? » J'ai fait le choix de traiter cette problématique en émettant l'hypothèse suivante : l'éducateur, pour répondre d'une façon éducative à la crise du...»
Les troubles de l'attachement - les carences affectives
«Les troubles de l'attachement à travaers la théorie de John Bowlby. Analyse de ces troubles au regard de certains cas cliniques rencontrés lors de ma pratique de stage.»
«La problématique des carences affectives est une préoccupation actuelle tant des politiques publiques que des professionnels en charge de la protection de l'enfance. Cet intérêt suscite de nombreuses réflexions sur la prise en charge à apporter aux personnes victimes de carences affectives....»
Psychanalyse et psychiatrie à l'écoute de la psychose : regard clinique sur l'institution...
«De l’institution au sujet. L’hôpital psychiatrique. La psychothérapie institutionnelle. Le cadre dans l’institution. Le psychologue dans l’institution. Quelques pas vers la psychose. La rencontre. La demande. L’asymétrie dans la relation. Le transfert dans la...»
«Dans le panel des émotions humaines, la théorie ne suffit pas toujours à nous faire percevoir la complexité de l'Etre. La différence fait parfois peur parce qu'elle nous échappe, et le rejet de l'autre comme conséquence est encore trop souvent d'actualité. Tenter de comprendre la personne...»
