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Informations sur l'auteur

etudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
sociologie
Ecole, université
nanterre...

Informations sur le doc

Date de publication
22/05/2007
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
9 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
26 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Sociologie urbaine - comparaison de textes

  1. L'évolution historique du logement social français
  2. En quoi la mixité sociale comme idéal de brassage pousse à la cohabitation de population distincte
  3. Les conditions de la mise en place du principe de mixité
  4. Les types de difficultés qu'engendre la mixité, comme norme faible

"Proximité spatiale et distance sociale. Les grands ensembles et leur peuplement" De Jean-Claude CHAMBOREDON et Madeleine LEMAIRE
"Une « discrimination informelle » ?" De Sylvie TISSOT

Les deux textes que nous allons être amenés à étudier sont produits par des chercheurs en sociologie urbaine.
Le texte de Chamboredon et Lemaire à été publié en 1970 dans La revue française de sociologie, tandis que celui de Tissot est un article récent de septembre 2005, paru dans la revue Actes de la recherche en sciences sociales.
Ils traitent tous deux du logement social et des difficultés et problématiques que rencontre la population constitutive de ce type de construction. Ils abordent en parallèle le thème de mixité sociale, notion qui en 1970, n’avait pas d’appellation propre.
Avant toute chose, il s’avère nécessaire de retracer l’évolution historique du logement social français, dans l’optique d’avoir une approche plus complète des deux textes.
Après la seconde guerre mondiale, l’Etat doit répondre à la forte demande en logement provoquée par les destructions massives d’habitations et l’augmentation des natalités et de l’immigration. Il est donc confronté à la nécessité de construire vite, en quantité et à bon marché. Pour cela, il concentre le plus possible les programmes immobiliers sur un nombre restreint d’espace.
A la fin des années 50 et pendant toute la décennie 60, habiter dans les grands ensembles HLM représente une promotion. De nombreux français issus de différents milieux sociaux veulent accéder aux nouveaux logements collectifs qui disposent du « tout confort ».
Les convoitises à l’égard des grands ensembles tendront cependant, rapidement à s’estomper lorsque l’opinion publique prendra conscience des problèmes qu’ils engendrent : marginalisation de la population, médiocrité générale des logements et des espaces mais également, et c’est ce dont nous allons traiter : le fait que l’agrégation d’individus devait dans l’idéologie permettre l’élaboration de liens sociaux ; mais qu’en pratique ce type d’habitat rapproche des catégories sociales pour lesquelles les formes de sociabilité diffèrent.
Dés le milieu des années 70, les pouvoirs publics devront donc prendre des initiatives en vue de redonner au logement social une image valorisée et de permettre au secteur HLM de répondre encore mieux à ses objectifs initiaux d’accueil des classes populaires.
La fin des années 90, voit la constitution de nouveaux villages et des quartiers collectifs à échelle humaine, attentifs aux espaces publics, respectueux de l’environnement et de leur site d’implantation, qui répondent aux attentes des habitants. Mais les problèmes persistent.

[...] Le texte de Chamboredon et Lemaire nous confronte à une étude originale qui s’attache à comprendre comment la population logée est arrivée dans le grand ensemble de Massy, par quelles filières d’attribution des logements, avec quel objectif résidentiel. Les deux chercheurs abordent le grand ensemble par le biais de leur peuplement, de leur composition sociale. Ils adhèrent a l’un des courants de la sociologie, que l’on nomme morphologique, et qui cherchent à comprendre dans le cas étudié, comment la population des grands ensembles s’est constituée. [...]


[...] Ici les rapports de classe ont une importance majeure. Le rapprochement sur un même espace de classes différentes renforce les oppositions et les visions négatives sur les autres classes (par exemple la façon dont les classes moyennes et supérieures dénigrent les modes de vie des classes populaires). La diversification sociale rompt alors avec les solidarités traditionnelles de classes. Les deux textes étudiés développent un regard particulièrement critique sur les grands ensembles et leur mode de fonctionnement. Ils apparaissent complémentaires sur plusieurs points. [...]


[...] La LOV (Loi d’Orientation pour la Ville) définit le cadre d’une évolution urbaine mieux maîtrisée. Elle prône la diversité de l’habitat et la lutte contre la ségrégation à travers une meilleure répartition des logements sociaux dans la ville. La loi du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions inscrite dans son préambule : la construction, l’aménagement, l’attribution et la gestion des logements locatifs sociaux visent à améliorer les conditions d’habitat des personnes de ressources modestes ou défavorisées. [...]


[...] L’institutionnalisation de la mixité, n’a donc pas permit une gestion plus juste au contraire. La mixité est une notion floue, qui permet de nombreux débordements, c’est une norme faible, c'est-à-dire une règle que l’on peu facilement outrepasser, suivant les impératifs du marché. Les hasards de la cohabitation imposés par l’institutionnalisation du principe de mixité vont rapprocher des groupes sociaux, profondément distincts par leur mode de vie et leurs perspectives d’avenir. Pour autant, suivant la position sociale, les conduites de sociabilité et les représentations subjectives du lieu d’habitation vont différées. [...]


[...] La classe supérieure ne représentant qu’une minorité Le pourcentage de populations défavorisées, baisse, logiquement, plus on s’éloigne de la structure du grand ensemble. Dans les quartiers résidentiels, la tendance s’inverse, puisque ces quartiers regroupent majoritairement des ménages de classe supérieure. Ce qui apparaît nettement également c’est que les grands ensembles regroupent des petits échantillons de population aux valeurs et normes différentes, ainsi aucun groupe social n’est numériquement majoritaire, il n’existe donc pas de normes centrales reconnues et transgressées. Cette composition sociale apparaît également dans l’étude de Tissot, mais cette fois en terme spécifique de différenciation ethnique. [...]

...

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