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Informations sur l'auteur

Etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Insitutut...

Informations sur le doc

Date de publication
16/02/2010
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
9 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
35 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Le sport : nouvel opium du peuple ? (2010)

  1. La critique radicale néomarxiste : le sport comme instrument de consolidation du système capitaliste
    1. Le sport business qui reproduit les structures capitalistes
    2. Le sport spectacle pour légitimer les valeurs bourgeoises
  2. Le sport, une religion universelle laïque de masse (Brohm)?
    1. Le caractère sacré du sport, avec des symboles, des croyances, des dieux et des rites
    2. Les dérives de la sacralité : de nouvelles guerres de religion ? L'opium, qui rend fou

Avec plus de 173 000 associations sportives et plus de 15 millions de licenciés en France, le sport est devenu, particulièrement ces dernières décennies, une véritable institution. Le sport est présent dans de nombreux écrits historiques. La première forme du sport remonte à l’Antiquité. On célébrait alors le Dieu Zeus toutes les quatre années par de grandes fêtes. C’était le début des Jeux Olympiques, inaugurés en 776 av. J.-C.. Comme on le sait, ces festivités seront reprises et revisitées par le Baron de Coubertin, conduisant peu à peu aux Jeux Olympiques que l’on peut suivre actuellement. Le lien entre sport et religion est même clairement relevé par Pierre de Coubertin dans son ouvrage «Les Assises philosophiques de l’olympisme moderne : « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion : Religio Athletae »

Le sport a l’avantage d’être une activité très diversifiée, accessible à tous, que ce soit en spectateur ou en acteur amateur ou professionnel. C’est notamment la raison pour laquelle cette activité a gagné en puissance, à tel point que de nombreux auteurs ont pris en considération le sport comme fait social et culturel. En 2000, 83% des Français déclaraient même « se dépenser physiquement au moins une fois dans l’année » (INSEP, 2002) et en 2003 le secteur représentait 1,73% du PIB soit 360 000 emplois (bénévoles non compris).

Concrètement, le sport suscite des passions et orchestre des énergies considérables, comme on a pu le constater sur notre territoire lors de la Coupe du monde de football en 1998 ou encore la Coupe de monde de rugby l’année passée. Les changements politiques et économiques ont généré la mondialisation du sport, avec un relais médiatique très fort. Ainsi, l’audience cumulée de la Coupe du Monde de 1998 a été estimée à plus de 38 milliards de téléspectateurs.
Le sport, par son caractère rassembleur, est même qualifié de « nouvel » opium du peuple. L’expression « opium du peuple » fait évidemment référence à la célèbre phrase Marx : « La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple ». C’est donc l’idée que la religion est un outil de manipulation des masses. Peut-on en dire autant du sport ? Aujourd’hui, la religion, mauvais vin du peuple, car crétinisante et aveuglante, laisserait la place au sport, qui remplirait les mêmes fonctions.

[...] Tout est affecté du coefficient sportif d’excellence, d’effort, de record et d’autodépassement infantile. Le corps est ainsi devenu un objet de consommation selon ce même Jean Baudrillard. L’homme-machine : cette rationalisation à outrance conduit le sportif à ne plus être que l’appendice d’un processus de production qui ne lui appartient plus. Travail abstrait : à 4 niveaux ; sur le plan de l’activité (les gestes sont la répétition d’eux-mêmes), du corps (face à un entraineur contremaître), du temps et de l’espace. L’aliénation sportive : le sportif perd sa liberté. [...]


[...] En effet, le sport reprendrait à son compte la grande fonction du calendrier, d’essence religieuse. Le calendrier sportif déroule ainsi sa liste fastidieuse d’événements sportifs. On peut citer l’Euro, les Coupes du Monde de rugby ou de football, les Jeux Olympiques d’été ou d’hiver, événements qui sont programmés tous les 4 ans, ou encore tous les ans le Tour de France, les Paris-Dakar, le Tournoi des 6 Nations, la Coupe de France de football, tournoi de tennis Roland Garros entre autres. [...]


[...] Le sport est non seulement une politique de diversion sociale, de canalisation émotionnelle des masses, mais plus fondamentalement elle légitime l’idéologie productiviste et le principe de rendement de la société capitaliste. Le sport n’est pas une entité suprahistorique, un phénomène de culture générale, un acquis de l’histoire, c’est une réalité sociale s’inscrivant sans le cadre de rapports de production. Aujourd’hui, il est déterminé par la société capitaliste, par des rapports de classe. Le sport a donc une nature de classe, il est déterminé par les forces productives. [...]


[...] Le sport a donc une fonction de légitimation des structures de classe. D’une part en présentant la hiérarchie de classe comme une donnée sociale naturelle, immuable. Cette hiérarchie est perpétuée par le classement des performances physiques, les inégalités sociales sont ainsi reproduites d’une façon élargie et masquées par une pseudoégalité entre les participants. D’autre part, en offrant la possibilité d’une échelle sociale symétrique, d’une hiérarchie parallèle. - Par l’occultation de la lutte des classes, le sport opère, dans toutes les formations sociales de la planète, comme un opium du peuple d’un type nouveau : les conflits sociaux, la lutte des classes sont métaphorisés en luttes musculaires individuelles ou collectives inoffensives. [...]


[...] Il n’est pas un pays d’Europe où un officier n’ait joué un rôle dans la création ou l’encadrement d’écoles et de mouvements sportifs (nous pouvons citer les généraux Badulescu en Roumanie et Poltaratki en URSS, les colonels Amoros en France, Wegener au Danemark, don Carlos en Espagne Pour De Genst La haute valeur de l’éducation physique de la jeunesse pour la préparation e la nation armée, supérieure aux troupes mercenaires Le sport permet ainsi sous des régimes totalitaires de canaliser la violence, tout en préparant le combat et l’entraînement. Le champ lexical de la guerre comme partie intégrante du vocabulaire sportif De nombreuses expressions militaires peuvent être retenues dans les commentaires sportifs. [...]

...

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