Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

Stratégie marketing d'un club de football français pour se développer à l'international

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

PSYCHOTHERAPEUTE
Niveau
Avancé
Etude suivie
Autres
Ecole, université
AUTRE

Informations sur le doc

Date de publication
07/03/2010
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
11 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
30 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

"Totem et tabou", Sigmund Freud (1913)

  1. L'ouvrage
    1. La peur de l'inceste
    2. Le tabou et l'ambivalence des sentiments
    3. Névrose et tabou
    4. Tabou et rapport à l'ennemi
    5. Le tabou des seigneurs
  2. Le tabou des morts
    1. Animisme, magie et toute-puissance des idées
    2. Le retour infantile du totémisme

Dans le chapitre "La peur de l'inceste", Freud établit un lien entre la psychologie des peuples primitifs dont nous descendons et la psychologie des névroses. Pour cela, il prend l’exemple de tribus actuelles, les peuples d’Australie, qui semblent n’appliquer aucune des règles ou croyances que nous connaissons dans nos civilisations. Ils vivent sans religion, sans maison, sans règles autres que celle des anciens. Ils semblent n’avoir aucune morale sexuelle telle que nous la connaissons. Par contre, on retrouve l’interdit de l’inceste.

Dans ces tribus, les institutions religieuses et sociales sont remplacées par le système du totémisme. Le totem est, la plupart du temps, un animal qui représente un groupe d’individus appartenant à la même tribu. Il devient l'emblème du groupe et son esprit protège ceux qui l’adorent. Il ne peut évidemment pas être mangé par les membres du groupe.

On célèbre le totem par des rituels et des danses cérémonials qui le rappellent. Le totem se transmet de la mère à l’enfant. Si une femme "émeu" se marie avec un homme "kangourou", les enfants seront "émeus". Chaque membre est subordonné au totem de manière plus forte que les liens du sang. Les membres du même totem ne peuvent pas avoir de relations sexuelles entre eux. Il s’agit de l’exogamie.

[...] On voit là, le lien étroit entre renonciation, tabou et névrose . Tabou et rapport à l’ennemi On rencontre certaines tribus qui entretiennent, avec leurs ennemis morts, des relations particulières. Certains, comme les sauvages de Bornéo, ramènent la tête coupée de leurs ennemis dans leur maison et lui vouent un véritable culte. Ils lui parlent gentiment, l’entretiennent avec affection, lui mettent les meilleurs mets dans la bouche. Tout cela pour inciter l'ennemi mort à aimer ceux de la maison. Certains Amérindiens restent en deuil durant plusieurs mois après avoir tué et scalpé un ennemi. [...]


[...] En effet, la légitimé exclusive d’une femme pour un homme n’existe par dans ce genre de culture. Ainsi, un individu considère comme tout homme de la tribu qui pourrait l’avoir engendré et mère toutes femmes du même totem. Dans cette logique ses frères et ses sœurs dépassent le nombre possible des liens du sang. On se rend bien compte que les possibilités de rapport amoureux sont immenses, mais que la possibilité de l’inceste est quasi nulle. L'exogamie devient alors le garant des rapports hors consanguinité. [...]


[...] Il y a identification au nom. Le totémisme assure le lien du sang, l’exogamie et l’appartenance à un groupe identifiable par un animal. On voit bien que l’identification à un groupe et a un nom en commun, est une nécessité psychologique. De nos jours, les membres d’une famille se reconnaissent à travers le même nom et se le transmettent de génération en génération. Si l'on observe les enfants, on se rend compte qu’ils ne font pas vraiment de différence entre les animaux et les humains dans les sentiments qu’ils éprouvent. [...]


[...] D’après cette conception, le monde serait peuplé d’un grand nombre d’êtres spirituels malveillants ou bienveillants. La plupart des auteurs estiment que cette croyance à l’existence des âmes et à leur continuité serait à l’origine de la plupart des concepts animistes. Aux yeux du primitif, la persistance de la vie au- delà de la mort est une chose naturelle et évidente. La force de la représentation donnée aux âmes dans les diverses cultures primitives a pu donner naissance à de nombreux mythes et légendes. [...]


[...] La psychanalyse explique les motivations et les règles de vie mises en place dans certaines tribus primitives pour éviter les dérives incestueuses sous toutes les formes. Elle nous montre que l’homme a développé une phobie de l’inceste. La raison est que le premier choix sexuel du jeune garçon est la mère ou la sœur. C’est en grandissant que l’enfant se soustrait petit à petit de la tentation de l’inceste. Chez le névrosé, on retrouve des restes considérables d’infantilisme psychiques. Ces restes deviennent alors incompatibles avec le surmoi qui va les réprimer. Ce qui va créer des refoulements, donc des tensions internes considérables. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Trois essais sur la théorie sexuelle de Sigmund Freud

 Société & moeurs   |  Psychologie   |  Fiche de lecture   |  11/07/2006   |  fr   |   .doc   |   17 pages

«LES ABERRATIONS SEXUELLES. Déviations par rapport à l'objet sexuel. Recours à la bisexualité. Objet sexuel des invertis. But sexuel des invertis. Déviations par rapport au but sexuel. Apparition de nouveaux objectifs. Généralités concernant l'ensemble des perversions. La pulsion sexuelle chez les...»

«La première édition de ce livre paraît en 1905, et suscite immédiatement une vive réaction des tenants de l'ordre moral devant les assertions freudiennes sur la sexualité de l'enfant. Freud traite dans le premier essai des aberrations sexuelles. Il établit un distinguo entre les "déviations" se...»

Pour introduire le narcissisme (d'après S. Freud, 1914)

 Société & moeurs   |  Psychologie   |  Dissertation   |  11/07/2006   |  fr   |   .doc   |   10 pages

«Naissance des concepts de narcissisme primaire et secondaire. Autres voies d'accès du narcissisme. Notions essentielles du narcissisme: idéal du moi et sentiment d'estime de soi.»

«Le texte que nous allons vous présenter s'appelle « pour introduire le narcissisme », écrit par Freud en 1914. Il est extrait du livre « la vie sexuelle » de Freud. Le terme de narcissisme a été introduit en psychanalyse pour désigner l'amour qu'un individu porte envers lui-même, en référence au...»

Plus vendu(s) en psychologie

Les troubles de l'attachement - les carences affectives

 Société & moeurs   |  Psychologie   |  Mémoire   |  12/03/2009   |  fr   |   .pdf   |   20 pages

«Les troubles de l'attachement à travaers la théorie de John Bowlby. Analyse de ces troubles au regard de certains cas cliniques rencontrés lors de ma pratique de stage.»

«La problématique des carences affectives est une préoccupation actuelle tant des politiques publiques que des professionnels en charge de la protection de l'enfance. Cet intérêt suscite de nombreuses réflexions sur la prise en charge à apporter aux personnes victimes de carences affectives....»

Psychanalyse et psychiatrie à l'écoute de la psychose : regard clinique sur l'institution...

 Société & moeurs   |  Psychologie   |  Rapport de stage   |  30/07/2009   |  fr   |   .doc   |   35 pages

«De l’institution au sujet. L’hôpital psychiatrique. La psychothérapie institutionnelle. Le cadre dans l’institution. Le psychologue dans l’institution. Quelques pas vers la psychose. La rencontre. La demande. L’asymétrie dans la relation. Le transfert dans la...»

«Dans le panel des émotions humaines, la théorie ne suffit pas toujours à nous faire percevoir la complexité de l'Etre. La différence fait parfois peur parce qu'elle nous échappe, et le rejet de l'autre comme conséquence est encore trop souvent d'actualité. Tenter de comprendre la personne...»